Bilan 2017 de la déliquance en Haute-Saône

 
 
Bilan 2017 de la déliquance en Haute-Saône

Présentation des résultats par Ziad Khoury, Préfet de la Haute-Saône, le 31 janvier

Ziad KHOURY, Préfet de la Haute-Saaône a tenu une conférence de presse mercredi 31 janvier pour présenter le bilan 2017 de la délinquance en Haute-Saône, en présence du Commissaire Divisionnaire Gérard KOINTZ, du Directeur départemental de la sécurité publique de la Haute-Saône, du Commissaire Benoist DESFERET, du Directeur départemental de la sécurité publique du Doubs, représentant la CISP Montbéliard-Héricourt, du Colonel Jean-Michel Blaudez, Commandant du Groupement de gendarmerie.

Bilan général 2017 de la délinquance : des résultats globalement bien orientés

Faits constatés
● Les faits enregistrés par les services de police et de gendarmerie dans le département ont diminué de 2,8 % entre 2016 et 2017, en passant de 7232 faits à 7031.
La tendance globale est à la baisse pour la zone police et à la hausse pour la zone gendarmerie.
Comparée à 2015, la baisse est de 11,8 % (7980 faits en 2015).
● Au-delà de ces variations globales, il est intéressant de noter que le taux de faits de délin-quance pour 1000 habitants est sensiblement inférieur en Haute-Saône par rapport à la moyenne nationale :
- 18 faits contre 33 au plan national pour les atteintes aux biens ;
- 6 contre 9 pour les atteintes aux personnes.
● Les atteintes aux biens ont diminué de 3,3 % en 2017 (4220 contre 4365 en 2016) :
- les vols liés aux véhicules sont passés de 971 en 2016 à 912 en 2017 (- 6 %) ;
- les cambriolages sont passés de 1014 en 2016 à 948 en 2017 (- 6,5 %) ;
- les vols avec violence sont passés de 52 en 2016 à 44 en 2017 (- 15%).
Ces résultats sont particulièrement significatifs car ces formes de délinquance nourrissent le sentiment d’insécurité.
A noter a contrario deux évolutions plus négatives :
- les vols contre les locaux économiques ont augmenté de 5,7 % (520 contre 492 en 2016), en lien en particulier avec la délinquance itinérante ;
- les destructions et dégradations ont augmenté de 7 % (529 contre 494 en 2016). Une des explications réside dans les violences urbaines constatées ponctuellement dans les quartiers sensibles d’Héricourt (février) et de Vesoul (septembre), dans le contexte d’un surcroît d’activité policière dans ces lieux.
● Les atteintes aux personnes ont baissé de 4 % en 2017 (1368 contre 1427 en 2016).
Les violences sexuelles constatées ont néanmoins augmenté de 17 % (de 119 à 139), avec sans doute un lien avec des plaintes plus systématiques.

Activité des services en 2017 : une mobilisation soutenue

● L’activité des services de police et de gendarmerie en 2017 s’est inscrite dans le contexte de la menace terroriste et de l’état d’urgence, qui a été levé à partir du 1er novembre après l’adoption de la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme.
Ce contexte a impliqué une nouvelle fois une pleine mobilisation des militaires de la gendarmerie et des fonctionnaires de police.
● De grands évènements ont également été gérés avec succès comme :
- un exercice de sécurité civile dans le cadre d’un scénario de type intrusion d’individus armés (IUFMInstitut universitaire de formation des maîtres de Vesoul, 7 février 2017) ;
- des dispositifs de sécurité à l’occasion d’évènements culturels ou sportifs (Festival Rolling Saône, deux étapes du Tour de France, Vesoul Vibrations, etc) ;
- la foire de la Sainte Catherine.
Faits élucidés
- 3391 faits ont été élucidés en 2017 contre 3330 en 2016, soit une hausse de 1 %.
- Le taux d’élucidation est particulièrement élevé pour les atteintes aux personnes avec 88 %. Il est de 27 % pour les atteintes aux biens.
- Le nombre de personnes mises en cause par les services de police et de gendarmerie a été de 2959 en 2017.

Quatre priorités pour 2018 (hors sécurité routière)

1 – La lutte contre le terrorisme et la radicalisation
La menace reste très élevée et aucun territoire n’est à l’abri. La montée en puissance du ren-seignement territorial se poursuivra de même que l’activité de la cellule départementale de veille et la détection des signaux faibles. Le maintien de la vigilance citoyenne sera également encouragé.
Le plan interministériel de lutte contre la radicalisation qui sera présenté en février sera en outre décliné en Haute-Saône. Enfin, des dispositifs de type « sentinelle » seront également de nouveau sollicités comme lors de la dernière foire de la Sainte-Catherine.
2 – La police de sécurité du quotidien
Chantier prioritaire du Gouvernement, cet objectif vise à rapprocher davantage encore l’action de nos services de police et de gendarmerie des besoins du terrain et de la population. Nous avons déjà été innovants en Haute-Saône, nous le serons encore avec l’élaboration d’un plan d’action au début du printemps qui sera présenté à la presse en avril.
Une attention particulière sera portée à la lutte contre les violences faites aux femmes, grande cause nationale en 2018.
3 – La lutte contre l’immigration irrégulière
Nous devons veiller à la maîtrise des flux migratoires, sauf à envoyer un signal qui serait préju-diciable à la capacité d’accueil de notre pays et à sa cohésion. Ceci implique, y compris en Haute-Saône, une mobilisation afin de faire davantage exécuter les décisions d’éloignement et de faire appliquer les règles européennes définissant le pays responsable de l’examen d’une demande d’asile.
Il s’agit aussi de définir une stratégie plus globale, qui prendra la forme d’un plan d’action dans quelques semaines.
4 – La coproduction de sécurité
La sécurité ne se résume pas au rôle de l’Etat. Elle doit se manifester dans un continuum, d’abord avec les maires, avec qui le partenariat sera accentué en 2018.
Cette coopération doit s’élargir au secteur de la sécurité privée et à tous les acteurs socio-économiques, dont chacun est détenteur d’une parcelle de notre tranquillité publique, à condi-tion de s’inscrire dans une stratégie d’ensemble. Le développement et le raccordement de la vidéo-protection en constituent un vecteur.
C’est aussi chaque citoyen qui a vocation à construire un cadre de vie plus sûr. Les dispositifs de vigilance, par exemple entre voisins, seront promus ainsi que l’engagement citoyen, par exemple dans la réserve.

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